Affichage des articles dont le libellé est personnel de maison. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est personnel de maison. Afficher tous les articles

samedi 23 mai 2009

La femme vazaha

La femme vazaha se confond également avec la femme d’expatrié occidental en Afrique. Elles sont cousines.

Le femme vazaha ne se déplace qu’en 4x4. Plus il est gros et plus il est difficile à manœuvrer dans les rues étroites de Tana mais plus elle se sent protégée en cas d’attaque contre sa personne (quitte à faucher quelques badauds qui s’approcheraient trop près de la carrosserie). Il faut savoir que la femme vazaha, si elle n’a pas de 4x4 à sa disposition, (avec ou sans chauffeur), ne sort pas. Elle trouve totalement indécent de monter dans un taxi, généralement une 4L ou une 2chx, conduite par un malgache, dans lequel elle ne trouvera ni clim, ni ceinture de sécurité, ni amortisseurs pour son dos fragile.


Pour survivre, la femme vazaha doit s’entourer de : une cuisinière, un jardinier, une couturière, un masseur, un professeur de yoga, un lapidaire, un menuisier, et un bijoutier. Ces individus se déplacent généralement jusqu’à chez elle, pour ne pas lui faire perdre une seconde dans son emploi du temps trop chargé de femme d’intérieur.

Généralement et bien évidemment, la femme vazaha ne travaille pas. La femme vazaha aime donc occuper ses journées à rencontrer ses autres amies vazahas (qui ne travaillent pas non plus). Elles parlent potins, cuisine, jardinage, nouvelles créations « personnelles » (bijoux, meubles, sculptures – cf artisans cités ci-dessus). La femme vazaha aime boire du thé et manger les petits gâteaux préparés par sa cuisinière en se vantant de les avoir fait (faire).

La femme vazaha a une obsession : son personnel de maison. Elle doit en effet savoir quoi leur dire et réfléchir aux activités qu’elle leur donnera à faire pour la journée. Elle doit également penser aux différentes recettes et mets qu’elle fera préparer à sa cuisinière.

La femme vazaha donne des directives, commande, supervise, regarde, inspecte, conseille, déplore, râle (même quand c’est bien fait), mais ne fait personnellement jamais rien.

mardi 19 mai 2009

Le vazaha et son personnel de maison

Le vazaha a un problème majeur dans sa vie de vazaha : son personnel de maison. Il est conscient que celui-ci représente une de ces pires obligations de vazaha. Un vazaha sans personnel de maison n’est tout d’abord pas un vazaha, mais surtout, s’il n’embauche personne, il est accusé d’être le responsable du fort taux de chômage parmi la population malgache. Le vazaha est pris dans un étau ! Il lui faut du personnel de maison, vis-à-vis des autres vazahas et vis-à-vis de la société malgache.

Mais le vazaha a quand même quelques critères pour que son employé ne prenne pas trop ses aises. « Il ne faut pas trop les payer sinon ils se foutent de ta gueule, ils en profitent ! », dira-t-il. Le vazaha, qui augmente sa femme de ménage après 6 ans de bons et loyaux services, sera très fier d’annoncer qu’il lui donne désormais 150,000 Ariary par mois, soit 60 €. « Faut pas abuser, c’est bien assez, en plus c’est 3 fois le salaire minimum malgache » nous expliquera-t-il.

Le personnel de maison est une plaie pour le vazaha. Il vit chez le vazaha, il touche sa nourriture, ses meubles, ses draps, sa vaisselle. Les employés malgaches les plus rebelles iront même jusqu’à utiliser les WC du vazaha, dans sa propre maison ! Pourtant, même si le vazaha n’a pas installé de toilettes à l’extérieur, il assumera que le malgache se débrouille bien comme il veut, qu’il s’arrange pour ne pas avoir envie ! « Dans leurs taudis, vous croyez qu’ils font comment ? ».

Et puis le personnel de maison est réputé pour voler le vazaha. « Les cuillères en argent qui brillent, ça les fait rêver », dira le vazaha. Le vazaha et persuadé que son personnel de maison revend tout ce qu’il choure dans sa propre maison, qu’il est carrément refourgueur régulier de ses biens personnels. « Comprenez bien, même s’il n’est pas mal intentionné, le malgache a une famille qui lui fait pression. C’est pour ça qu’il vole ! Il donne tout à sa famille qui revend les choses pour se faire de l’argent », dixit le vazaha. La femme vazaha compte donc ses petites cuillères, ses fourchettes, ses couteaux, ses verres, etc.… La femme vazaha compte également les plantes qu’elle a dans son jardin. « Ils volent aussi les fleurs, ça coûte cher les fleurs ». No comment.
 
over-blog.com